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Profond, profond jusqu'aux enfers, Nous nous mêlons rivière et mer, Fondus comme l'argent et l'or, Je t'adore dedans, dehors. Tu es mon bourreau, ma victime, Nuit de noces, maison du crime, Tu es mon terrible tyran, Et mon naïf petit enfant.Dans ta chair compacte et si bonne, Au chaud parfum de cardamome, Je me blottis et je frissonne, come un chat trouvé qui ronronne. Je ne sais pas pourquoi tu m'aimes, Et pourquoi moi, le milliardième, Ce qu'il y a de moi à toi, Quel trésor tu peux voir en moi ...

Profond, profond jusqu’aux enfers, Nous nous mêlons rivière et mer, Fondus comme l’argent et l’or, Je t’adore dedans, dehors. Tu es mon bourreau, ma victime, Nuit de noces, maison du crime, Tu es mon terrible tyran, Et mon naïf petit enfant.Dans ta chair compacte et si bonne, Au chaud parfum de cardamome, Je me blottis et je frissonne, come un chat trouvé qui ronronne. Je ne sais pas pourquoi tu m’aimes, Et pourquoi moi, le milliardième, Ce qu’il y a de moi à toi,  Quel trésor tu peux voir en moi ...


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Parfois j'oublie jusqu'à ton nom,Tu es un meuble un bruit de fond, puis, tu te dresses scintillant, vainqueur comme un soleil levant. Souvent mon c½ur pleure et se hait, pour tout le mal que je t'ai fait, puis je deviens sauvage et dure, au souvenir de mes tortures. Quelquefois la fusion exquise, d'un frôlement comme une brise, est si forte que je pourrais, m'évanouir si je voulais.

Mais j'aime mieux goûter encore, tous les prodiges de ton corps, me noyer dans la griserie, qui fait que pour toujours je ris...



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# Posté le jeudi 21 mai 2009 12:44

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